Infrastructure de transport

Transports’45 : se focaliser sur ce qui est faisable

| Mis à jour le 30.01.2026

L’Association suisse des transports routiers ASTAG salue en principe la direction choisie et annoncée par le Conseil fédéral pour le développement des infrastructures de transport. L’aménagement ponctuel du réseau des routes nationales est inévitable en raison de la congestion croissante.

L'essentiel en bref

  • L'élimination des goulets d'étranglement est urgente.
    La pollution par la poussière est déjà extrême aujourd'hui et continuera d'augmenter si les capacités ne sont pas augmentées.

  • La route et le rail doivent être considérés ensemble.
    Les investissements dans le rail ne suffisent pas à eux seuls, car le Trafic routier continue de croître.

  • Les plans du Conseiller fédéral constituent une approche minimale.
    Ils sont judicieux, mais ne suffisent pas à long terme et devront être développés ultérieurement.

Du point de vue de l’ASTAG, il est incontestable que tant le transport routier que le transport ferroviaire nécessitent une infrastructure moderne et adaptée aux besoins. C’est pourquoi l’ASTAG salue explicitement l’approche du Conseil fédéral consistant à aborder la planification des transports de manière holistique. « Le débat sur les infrastructures ne doit pas être mené de manière isolée sachant que des aménagements sont nécessaires dans tous les domaines » souligne le conseiller aux États et président central de l’ASTAG Thierry Burkart. Les aménagements des routes nationales désormais envisagés sont certes modestes, particulièrement par rapport aux investissements massifs dans l’infrastructure ferroviaire, mais ils ouvrent une perspective indispensable et surtout réalisable pour un trafic routier constamment engorgé. Dans ce contexte, il est tout simplement incompréhensible que les plans prudents du Conseil fédéral visant à éliminer les goulets d’étranglement se heurtent à une opposition de principe aussi véhémente qu’irréfléchie.

L’extension des capacités est plus qu’attendue

Les projets de désengorgement sont en retard. Plus de 55'000 heures d’embouteillage en 2024 témoignent du besoin urgent d’agir, et il ne manque plus grand-chose pour que les goulets d’étranglement principaux des autoroutes ne débouchent sur un arrêt complet. L’aménagement ultérieur ne pourra pas non plus atténuer de manière significative cette problématique. Dans ses propres prévisions et études, la Confédération reconnaît que le transport de marchandises et de personnes sur route continuera d’augmenter de manière significative au cours des prochaines années – malgré les milliards qui seront investis dans le rail. « Sans extension rapide des capacités, les heures d’embouteillages massifs continueront sans aucun doute à augmenter » avertit Thierry Burkart. « Des transports de marchandises plus chers et une mobilité au ralenti, telles en seront les conséquences – au détriment de la population et du commerce ».

La prospérité et la croissance reposent sur la mobilité et la logistique, ce qui nécessite une infrastructure performante et adaptée aux besoins. Finalement, des autoroutes sans embouteillages profitent également aux localités grâce à une réduction du trafic de contournement et à une plus grande sécurité routière. Dans le cadre de la consultation à venir, l’ASTAG s’engagera donc résolument pour que l’élimination des goulets d’étranglement sur les routes nationales soit enfin abordée. L’ASTAG considère que les plans présentés représentent une première étape sachant qu’à moyen et long terme, de nouvelles mesures d’élimination des goulets d’étranglement s’imposeront au vu de la congestion chronique des routes nationales, sans quoi l’approvisionnement et la mobilité en Suisse risquent d’être paralysés.

Pour de plus amples informations :

Niels Volken
n.volken@astag.ch,
079 292 23 48