En route sous la pression

Publié le 28.04.2026 | Mis à jour le 29.04.2026 | de Corinne Blatter

Assumer des responsabilités, fonctionner, continuer d’avancer: le travail quotidien dans la branche des transports est très exigeant et la santé mentale joue souvent un rôle déterminant en arrière-plan pour la performance et la sécurité. Mais combien de temps peut-on supporter des charges avant qu’elles ne deviennent visibles ? Le STR nous dit pourquoi la santé mentale mérite plus d’attention et ce que les entreprises et les collaborateurs peuvent faire à cet égard

Notre capacité à rester résistants à long terme, à travailler de manière concentrée et à faire face à la pression, ne dépend pas uniquement de notre corps, mais également de notre tête. La santé psychique influence la manière dont nous gérons le quotidien, nous maîtrisons les défis et restons performants. L’Organisation mondiale de la Santé décrit la santé mentale (mental health) comme un état dans lequel les gens peuvent réaliser leur potentiel, faire face aux défis normaux de la vie et travailler de manière productive. Donc, on comprend que la santé mentale va bien au-delà de l’absence de maladies. C’est une ressource primordiale, tant privée que professionnelle.

 

"Le stress agit dans le corps comme un système d'alarme permanent".

Médecin du travail, Eva Hautmann.

 

Dans la prévention de la santé, on parle souvent des « Big Four », à savoir l’alimentation, l’activité physique, le sommeil et l’intégration sociale. Ces quatre domaines influencent la santé mentale à long terme et ils sont étroitement liés. Si l’un d’eux est déstabilisé, cela affecte tout le système. Or, dans le monde du travail d’aujourd’hui, ces domaines se retrouvent de plus en plus sous pression. Le manque de temps, les exigences élevées et le manque de phases de récupération conduisent à ignorer les charges sur une longue période. Le véritable danger réside moins dans la journée stressante que dans une surcharge prolongée. Le stress, l’épuisement ou la tension intérieure deviennent normaux et les signes d’alerte passent inaperçus. L’aide n’est souvent recherchée que lorsque la pression est déjà très forte.