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AKTUELL, 26.07.2019 | AUTOR: André Kirchhofer

Chiffres sur les goulets d’étranglement 2018: une stagnation à très haut niveau – L’ASTAG demande un nouveau développement de l’infrastructure au lieu de contraintes inefficaces!

L’Association suisse des transports routiers (ASTAG) prend note avec inquiétude des derniers chiffres de la Confédération concernant les goulets d’étranglement. Malgré les mesures prises par l’Office fédéral des routes (OFROU), il n’a pas été possible de limiter les heures passées dans les embouteillages. Le problème non résolu du nombre élevé de ces heures représente une charge économique énorme pour le secteur des transports. De ce fait, l’ASTAG demande un développement rapide et conforme aux besoins de l’infrastructure routière et rejette toute contrainte supplémentaire.

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Communiqué (PDF)

En 2018, 25 366 heures d’embouteillage ont été enregistrées sur les routes suisses. La surcharge au niveau du trafic est de loin la cause la plus fréquente de congestion. Il s’agit là d’une conséquence logique d’un aménagement de l’infrastructure non conforme aux besoins et aux nécessités modernes. Bien que l’OFROU ait reconnu les problèmes, la situation sur les routes suisses ne s’est toujours pas améliorée. Des contraintes telles que les limitations de vitesse n’ont conduit qu’à une stagnation des valeurs record et non à une solution durable au problème des embouteillages. Pour cette raison, il est important de continuer à faire des investissements ciblés sur l’ensemble du réseau routier. L’infrastructure des cantons et des agglomérations doit notamment être aménagée rapidement et sans attendre afin que l’ensemble du trafic puisse enfin être amélioré.

La problématique croissante des goulets d’étranglement et la surcharge au niveau du trafic ont des répercussions négatives comme le stress, les accidents et les retards, et occasionnent des coûts économiques considérables à hauteur de milliards. En outre, la circulation «stop and go» fait augmenter inutilement les émissions de polluants. L’industrie du transport subit par ailleurs des pertes de productivité supplémentaires. Les gains en efficacité obtenus dans les processus opérationnels grâce à l’innovation, à la prise de conscience des coûts et à l’orientation client sont immédiatement reperdus en raison des longs temps d’attente sur les routes. Cela entraîne de nouvelles augmentations de coûts au détriment de l’économie et de la population. Le président central ASTAG, Adrian Amstutz, est convaincu que «ce n’est qu’en éliminant les goulets d’étranglement et en augmentant la capacité des infrastructures sur les axes principaux et dans les agglomérations qu’il sera possible d’inverser la tendance aux embouteillages coûteux et polluants».